Vendangerous !

Publié le par Rosélène et Nicolas

Enfin les vendanges, ce grand moment attendu d'une année à l'autre. Il ne faut pas être courageux pour vouloir les faire, il faut surtout aimer les rencontres, la fête et le vin.

Nous étions particulièrement impatients d'atteindre cette deuxième grande étape de notre voyage (la première grande étape était le Lot, en août). Après deux mois et demi de vie à deux, perchés sur nos vélos et tassés sous notre toile de tente, la perspective de rejoindre une quarantaine de personnes de tout poil, grassement nourris et confortablement logés, nous réjouit !

Le rendez vous est fixé au lundi 15 septembre, chez Pierre-Yves Perrachon, dans le beaujolais, où nous avons nos marques depuis plusieurs années. Nous sommes fin prêts.

Les vélos sont rangés sous le hangar, près des tracteurs, mais nos péripéties ne sont pas en pause pour autant. Les vendanges sont particulièrement propices aux échanges et riches en découvertes.

Nous avons dansé des gavottes et autres danses celtiques sur un air d'accordéon. Trinqué "Nasdrojé" avec les quatre polonais de l'équipe. Parlé de l'Algérie avec des anciens, dont  Jean, peut-être 70 ans, qui parle trois langues, le français, le breton et l'algérien. Le même est également champion de pétanque et défend ardemment sa réputation. Nous avons écouté dès le réveil le répertoire inépuisable de blagues de Roland, un ancien aussi, qui manie la langue française avec subtilité au service d'un humour particulièrement paillard. Nous avons chanté dans les vignes, partagé nos expériences et aussi nos histoires drôles. Nous avons cohabité ensemble pendant dix jours, de l'étudiant au retraité en passant par tous les styles, toutes les régions, toutes les situations, sociales et autre. Chacun avec son vécu, chacun s'extirpant de son milieu pour entrer dans le monde particulier des vendanges et tous avec la même envie de se rencontrer et de passer un bon moment ensemble. En tout cas, cette année, le mélange a pris et le fruit de ce melting pot nous a drôlement enrichis.

Il faut dire que les vendanges "nourris-logés", d'ailleurs en voie de disparition, pour notre plus grand malheur, offrent un contexte qui amène les personnes à se rencontrer, à se confronter les unes aux autres, à se mélanger, et à se découvrir. Nous vivons sous le même toit, sans se quitter d'une semelle pendant une dizaine de jours, pendant lesquels il n'y a pas de répit, ni dans le travail ( nous travaillons 8h par jour, tous les jours) ni dans les interactions. Nous sommes tous dans la même galère, c'est tout de même un travail physique et répétif, et le meilleur remède contre le mal de dos et la monotonie est bien-sûr l'humour, la fête, les chansons… Tout ceci accélère les rencontres, les échanges. Tout est intensifié, c'est un univers à part.

Et le plaisir des vendanges, c'est aussi les bonnes tablées de vendangeurs accompagnées de vin, le petit casse croûte de 9h, vin, pain, saucisson et fromage, le petit blanc cassis bourguignon…

Vous l'aurez remarqué, ce texte est une éloge des vendanges. C'est ma septième campagne de cueillettes et j'aime vraiment ce moment. Tout de même, ce "cru 2008" au château Bonnet est particulièrement excellent. L'osmose n'est pas toujours aussi parfaite. A chaque équipe son ambiance, ses caractéristiques. Qu'importe, les vendanges restent un moment privilégié grâce auquel on apprend terriblement, sur les autres et sur nous même.

Pour en revenir au vélo, comme je l'ai dit plus haut, nous avons atteint notre deuxième objectif, les vendanges. Nous sommes arrivés dans le beaujolais le 1er septembre. Entre le 1er et le 15 septembre, chacun de nous a suivi une route différente. Je (Rosy) devais passer mes examens à la fac de Toulouse (obtenus d'ailleurs!) du 3 au 13. Pendant ce temps, Nico s'est offert une ballade en solitaire dans les Monts du Jura pendant quelques jours. Nous avons vendangé chez Pierre-Yves Perrachon du 15 au 23 septembre, avec deux amis bretons. Une des deux, Maud, nous a suivis pour les vendanges en Bourgogne, où nous sommes actuellement depuis vendredi 26. Elles doivent se terminer bientôt, et j'essayerai de réécrire un petit article avant d'entamer la suite du programme. Désolés d'être un peu absents du blog en ce moment, mais ce n'est pas facile de trouver le temps d'écrire quelques lignes dans ces conditions, vous l'aurez compris !

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R
Yes putain! je suis au premier plan sur une photo du blog des calepieds, je suis trop flaté!<br /> Content d'avoir l'adresse de votre site, je vais pouvoir suivre vos aventures.<br /> Peut etre passerait vous par Marseille, qui sait! (pas en été, vous allez cané sur vos vélos!)<br /> Bon Voyage<br /> Robin
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R
<br /> Salut Rabbin des Vignes ! Dédicace à Tof pour la photo, c'est lui qui l'a prise. D'ailleurs t'as une bonne touche avec ton seau, on voit le vendangeur qui est "tarpin" dans son boulot, la tête dans<br /> le cep ! Allez biz à Sandrine et La Roussaud, on pense bien à vous<br /> <br /> <br />
D
Coucou les pti loups,<br /> <br /> C'est toujours un plaisir de te lire Rosy, t'en viens presque a reussir a me faire croire que ce genre de reunion entre sauvages a la recherche de compagnons alcooliques de la meme espece peut etre presque agreable. Je vous connais, et ai reussi a faire abstraction de ces vices chez vous ce qui me permets de beaucoup vous estimez. Mais n'avez vous pas honte d'avoir perverti Maud! Et puis, soyons serieux, plus d'un mois et demi a balayer les faux plats les cotes et meme les cols, a se sculter des mollets d'aciers et se forger une condition physique pour tout gacher en un mois de laisser aller! Quel dommage! <br /> Gros becaux!
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R
<br /> T'inquiètes, l'entraînement va revenir bien vite, il va bien falloir ! Et j'avoue que ce mois de "laissez aller" comme tu dis était vraiment agréable. Depuis qu'on a fini les vendanges, on a passé<br /> quatre jours à dormir chez une compatriote de vendanges, qu'est ce que c'était bon... Ca va nous faire bizarre de repartir dans la brume... Vivement le soleil du sud, j'espère qu'il sera au<br /> rendez-vous ! Biz à vous deux<br /> <br /> <br />
S
aaaahhh les vendanges! Passer des jours a se bousiller le dos et les genous, a se charcuter les mains en buvant du gros rouge avec du munster et du saucisson a l'ail a 9h00 du mat', a chanter "bali-balo dans son berceau", a contempler la raie des fesses du gros gege dans le rang d'a cote, a attraper un beau coup de soleil juste sur une bande dans le bas du dos... Et pourtant, pourtant on y revient toujours avec plaisir! En tout cas mes amis profitez-en bien, saluez pour moi ceux que je connais (surtout ce saint homme, le traiteur belge s'il est la, ce que je vous souhaite!)Bonne cuvee et que la serpette soit avec vous!.
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R
<br /> On a bien pensé à toi pendant ces trois semaines de bonheur. Tu résumes à la perfection cet "esprit vendanges" si caractéristique. Elles sont maintenant plus ou moins terminées, je vais essayer<br /> d'écrire un article rapidement sur nos dernières aventures, certainement moins exotiques que les votre. Et merci pour votre message téléphonique les loulous gros bécos<br /> <br /> <br />